LE LIVRE DU CANTIQUE DES CANTIQUES
Le Cantique des cantiques faisait partie des « cinq rouleaux » lus dans les synagogues à l’occasion des grandes solennités.
Il était lu lors de la Pâque, car les Juifs voyaient dans ce chant une allusion à la sortie d’Égypte.
L’expression : Cantique des Cantiques signifie : le cantique par excellence.
Les Juifs avaient un amour tout particulier pour ce poème qu’ils considéraient comme l’un des joyaux des Écritures.
AUTEUR
Salomon en a été inspiré dans sa jeunesse quand son cœur ne s’était pas encore éloigné de Dieu.
Il est bien certain qu’il n’existe pas d’êtres humains irréprochables, et Salomon a commis bien des erreurs, mais ce Livre a été écrit à l’âge où il n’avait pas encore succombé dans cette vie dissolue que nous connaissons.
Salomon a aussi écrit les Proverbes à l’âge mur et l’Écclésiaste à l’âge avancé, dans sa vieillesse.
C’est le chant du cygne d’un homme blasé, désabusé.
Il exprime non seulement le dégoût d’un homme pour les choses de la terre, mais aussi la vanité de toutes ces choses, aussi termine-t-il son livre par « Crains Dieu, et observe ses commandements … »
Mille cinq cantiques sont attribués à Salomon, mais le véritable auteur : c’est le SAINT-ESPRIT.
LE THEME
L’Amour – Peu de questions ont été aussi discutées que celle de la signification du Cantique des cantiques.
Les uns n’ont voulu y voir qu’une allégorie ; d’autres n’ont voulu y voir qu’une collection de chants nuptiaux et se sont montrés très offusqués de sa présence dans le Canon Biblique.
La vérité est plus grande que ces conceptions.
Elle nous paraît exprimée dans cette admirable parole du Cantique des cantiques qui en est comme le texte : « L’amour est fort comme la mort … » « C’est une flamme de l’Eternel … » (Cantique des Cantiques : 8 / 6-7)
En hébreu, le mot « flamme » porte une terminaison qui peut être la forme abrégée du nom de l’Eternel (YAH) ce qui serait la seule mention de Dieu dans ce Livre.
BUT
C’est un cantique d’amour, mais d’Amour infini, supérieur à tout ce qu’on peut comprendre.
C’est l’amour céleste qui n’a rien de commun avec celui que nous désignons par le même mot.
En Français, nous n’avons que ce mot « AMOUR » pour désigner diverses formes de sentiments.
Ce livre doit être médité avec un cœur affranchi de toute pensée charnelle.
Faisons taire tous les sentiments terrestres et essayons de découvrir ce que Dieu a voulu mettre dans ce livre.
C’est l’amour de Dieu qui y est chanté.
Dans notre langue, il n’y a donc qu’un seul mot pour exprimer l’amour. Les anglais en ont deux, les Grecs : trois.
Le Grec est la Langue du Nouveau Testament
Ces trois mots sont
- EROS : amour charnel, sensuel
- PHILO : tendresse, amitié, affection solide, fraternelle
- AGAPÉ : Amour de Dieu
C’est ce mot « Agapé » qui est employé pour parler de l’amour de Dieu dans Jean : 3 / 16.
C’est le terme qui trouve son équivalent dans le Cantique des Cantiques.
PLAN DU LIVRE
Première partie
Paroles de l’Épouse. Son entrée à Jérusalem (Cantique des cantiques : 1 à 3)
Deuxième partie
Dialogue entre l’Époux et l’Épouse (Cantique des cantiques : 4)
Troisième partie
L’Épouse et l’Époux exaltant le charme l’un de l’autre (Cantique des cantiques : 5 à 8 / 7)
Epilogue
(Cantique des cantiques : 8 / 8 à 14)
DATE
10ème siècle avant Jésus-Christ
MESSAGE DU LIVRE
Dans ce poème, il y a trois personnages autour desquels se déroule toute la scène :
1° Le Roi (Cantique des cantiques : 1 / 12 ; Cantique des cantiques : 3 / 7)
Le Roi, c’est Salomon
2° La Sulamithe (Cantique des cantiques : 7 / 1)
Sulamithe ou Salomé, de l’hébreu Schlama, féminin de Schlomo : Salomon
3° Le bien-aimé (Cantique des cantiques : 1 / 14)
Ce 3ème personnage, toujours invisible mais présent
Ne perdons pas de vue qu’il ne faut pas confondre le Roi Salomon, avec le Bien-Aimé.
Ce sont deux personnages distincts et différents.
1° SALOMON
C’est l’emblème du monde qui a oublié Dieu (1 Rois : 2 / 1-4) Il fut un grand roi, mais il a commis bien des fautes.
Salomon, jeune homme selon Dieu, n’avait pas demandé des richesses, mais la sagesse, la science d’en haut, pour pouvoir gouverner sagement son peuple.
Droit au départ, son cœur s’est enflé d’orgueil, oubliant les ordonnances de Dieu.
(N’avait-il pas introduit dans ses jardins 2 animaux impurs interdits ? Le paon, symbole de l’orgueil et le singe, symbole de l’impureté !)
Emblème du monde qui nous environne, et qui fait la roue pour nous séduire !
Le monde, avec ses plaisirs impurs, qui vit dans la licence, et qui essaie de nous séduire, comme le roi Salomon a voulu le faire pour Sulamithe.
2° SULAMITHE
C’est le symbole de l’Église, de l’Âme de tous ceux qui la composent.
L’Église vient du grec : Écclésia, qui veut dire : « hors de … » « en dehors de »
Le chrétien doit vivre « hors du monde », en « dehors du monde … »
Sulamithe : La Pacifique.
Emblème de l’Église la pacifique, la parfaite, formée de gens qui appartiennent corps et âmes à Jésus-Christ, qui aiment leur prochain quel qu’il soit, sans considérer ses convictions religieuses, sa race, sa classe, sans faire d’acception de personne, afin de vivre en paix avec tous.
Sulamithe n’est pas n’importe qui (Cantique des cantiques : 7 / 2) : Elle est la fille de prince : Noblesse d’allure, de classe, de race.
Sulamithe c’est le symbole de quelqu’un qui a été anobli, comme nous qui étions, dit l’Écriture : « … des fils du diable, une race de vipère … » (Jean : 8 / 44)
Elle n’était pourtant pas d’origine élevée. Il nous est dit qu’elle était belle, mais … NOIRE …
Noire est la couleur du péché sous toutes ses formes ; noire est l’âme perdue, couverte de souillure.
Mais même noire dans son péché, notre âme a une valeur aux yeux de Dieu.
« Que donnerait un homme en échange de son âme … ! »
Noire d’origine ténébreuse, notre âme est précieuse pour le Seigneur qui veut nous sauver et faire de nous des enfants de lumière.
Il est dit dans Cantique des cantiques : 7 / 2 : « Que tes pieds sont beaux dans ta chaussure … »
La chaussure nous parle de la faculté de marcher : Marcher dans les voies de Dieu.
Sulamithe est belle, parce qu’elle a marché droit.
Elle est l’emblème de la fidélité absolue à Celui qu’elle attend.
Cette fidélité s’exprime par des faits concrets par une vie entièrement consacrée au Service de Dieu.
Salomon (le monde) malgré son déploiement de luxe, de plaisirs, d’attraits, ne pourra jamais détourner Sulamithe (l’Église) de son véritable chemin.
A la fin du poème, Sulamithe n’est plus une étrangère : Elle est « dans les jardins » et quels jardins !
Le ciel tout entier, infini, le ciel que nous ne pouvons recevoir.
Sa beauté est exaltée (Cantique des cantiques : 4) « Que tu es belle … » La beauté physique est accessoire.
La beauté est souvent le corolaire de l’orgueil.
La beauté de Sulamithe c’est sa PURETE DE CŒUR, sa BEAUTE MORALE, symboles qui survivent à la mort.
Cette beauté spirituelle fait d’elle une victorieuse (Cantique des cantiques : 6 / 4-10)
La séduction ne joue plus auprès des enfants de Dieu. RÉSISTONS …
3° LE BIEN-AIME
Le 3ème personnage, c’est Jésus-Christ.
Quelle est la profession de ce personnage mystérieux ?
(Cantique des cantiques : 2 / 16) Il est berger, Jésus est le bon berger.
Le Psaume : 23 rejoint ce texte.
Où vit-il ? Parmi les lys … parterre d’aromates (Cantique des cantiques : 6 / 2)
Plus beau que tous les jardins merveilleux est le ciel, séjour glorieux, dont il est impossible de décrire toute la splendeur et la gloire.
Mais dira Paul : « … Christ en vous, l’espérance de la gloire … »
Les beautés du bien-aimé ? (Cantique des cantiques : 5 / 10), il se distingue entre dix mille.
Reconnaissable entre tous. Plus grand que tous les rois.
La beauté de Jésus est le gage de la nôtre : il nous est dit que nous serons « … semblables à lui … ! »
Sulamithe cherche le Bien-aimé. Il est absent, invisible, mais partout.
C’est l’emblème de l’Église qui cherche le Bien-aimé, et l’attend impatiemment.
Nous ne le voyons pas physiquement, mais Il est là par le Saint-Esprit. Invisible mais présent …
La myrrhe gouttant de sa main.
Mais à la fin tout change, Sulamithe est enfin près de son Bien-aimé … Sulamithe n’est plus une étrangère.
Que sont les amis qui prêtent l’oreille ?
(Cantique des cantiques : 8 / 13) ce sont les anges.
Ils sont nos amis qui nous aident dans nos combats.
Et c’est dans ce séjour merveilleux qu’avec Sulamithe (l’Église et tous ceux qui la composent) nous chanterons le Cantique de Moïse et le Cantique de l’Agneau !
Remarquons aussi dans ce livre la place que tient le PARFUM, on pourrait dire que c’est un « poème parfumé »
Il est parlé de parfums, mais pas de n’importe lesquels !
Les parfums dont parle « La Parole de Dieu »
Dans le culte Mosaïque les parfums tenaient une grande place.
On en faisait bon usage pour l’autel.
(L’Autel des Parfums) Le parfum brûlé est l’emblème de la prière (Exode : 30 / 7 ; Exode : 40 / 27)
L’Huile d’onction dont on se servait pour oindre les sacrificateurs, les rois et les prophètes, était parfumée d’un parfum défini par Dieu Lui-même.
Chaque parfum a un sens symbolique et est employé dans un but spécial.
L’emploi des parfums était gréé par Dieu (Exode : 29 / 18 ; Éphésiens : 5 / 2 ; 2 Corinthiens : 2 / 15)
Le parfum est un symbole qui veut exprimer un sens spirituel lorsqu’il est employé selon l’ordre de Dieu.
Il est aussi parlé de parfum céleste (Psaume : 45 / 9)
Même dans le ciel, Dieu respire un certain parfum qui lui plaît et lui est agréable.
Le parfum exprime soit les vertus, soit la gloire, soit les attributs divins, où tout ce qui concerne le salut, la vie chrétienne dans son objet, dans son but.
Dans Matthieu : 26 / 7 … récit de la femme qui oignit Jésus de parfum est l’emblème de l’embaumement pour sa sépulture.
Le parfum mentionné au Cantique des cantiques est toujours en rapport, soit par le Bien –Aimé, soit avec la Sulamithe, soit pour parler des lieux ou le Bien-Aimé passe.
(Cantique des cantiques : 1 / 3) : « … Tes parfums … » Ils sont suaves, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas violents ni capiteux comme ceux du monde. Ils n’ont pas de pouvoir séducteur équivoque.
« SUAVE » veut dire littéralement : Très doux, agréable.
La personne du Bien-Aimé est aussi ce qu’est son parfum (Pensons au parfum de la violette : Douceur, simplicité, humilité …)
Il est le Berger, sans éclat, humble, insaisissable, invisible.
« Le Royaume de Dieu, dira Jésus, ne vient pas de manière à frapper les regards … »
Quel est le nom de ce parfum ?
Ton nom est un parfum … !
Le nom de Jésus, c’est ce qui nous permet de recevoir le parfum du Seigneur.
Le parfum de sa personne se répand parmi les hommes, par le moyen de Son nom.
SON NOM N’EST PAS UN VOCABLE C’EST UNE PUISSANCE !
Il guérit les malades, délivre les opprimés, console les affligés, pardonne et purifie les pêcheurs et même ressuscite les morts … ! ! !
Le parfum qui se répand fait corps avec l’atmosphère et il se respire : Jésus est un parfum que nous respirons.
Il pénètre jusqu’au plus profond de notre être.
Tant que le Christ n’est pour nous qu’un personnage anonyme, nous ne ferons pas d’expérience.
Il faut que Jésus devienne un « habitant » de notre être et qu’il l’envahisse de son parfum !
Un bouquet de myrrhe, pas un brin, un bouquet, une quantité appréciable (Cantique des cantiques : 5 / 5-13)
Il y en a d’autres …
De sa naissance, à la fin de sa vie, Jésus a eut à faire avec ce parfum : la myrrhe.
Elle nous parle de perfection, de beauté morale, de vertu élevée = Jésus n’a jamais eu à faire avec le péché.
La myrrhe est parfumée.
Elle a un pouvoir anti-douleur, et aussi un pouvoir anti-putride.
Ces 3 propriétés essentielles expriment symboliquement le pouvoir du nom de Jésus dans la vie de celui qui l’accepte.
Il y a aussi le Nard (Cantique des cantiques : 1 / 2) La prière
Le lys = 8 fois dans ce livre : 2 fois pour le Bien-aimé, 3 fois pour la Sulamithe, 2 fois pour le lieu où Il se trouve, 1 fois pour exprimer son action.
Le 8 est un chiffre éloquent.
La science des chiffres c’est la Gématrie, qui vient du Grec Géométrie. Noé + 7 = 8 ont commencé un monde régénéré.
Le NOM de JÉSUS donne en grec un chiffre multiple de 8 (Antichrist = 666 Apocalypse : 13 / 18)
CHRISTOS : 1080 soit 185 X 8
JÉSUS : 888 soit 111 X 8
8 : C’est le chiffre de la vie et de la résurrection : il y a dans la Bible, la relation de 10 résurrections (1 Rois : 17 / 22 ; 2 Rois : 4 / 35 ; 2 Rois : 13 / 21 ; Matthieu : 9 / 25 ; Matthieu : 27 / 52 ; Luc : 7 / 15)
Ce chiffre nous parle de vie, de survie, (Jonas : 2 / 1-10 ; Luc : 11 / 44 ; Actes : 9 / 40 ; Actes : 20 / 10)
JESUS : 888. 7 est le chiffre parfait
8 c’est le plus que parfait. 7+1 Le saint des saints : cube 2X2X2
Le Lys, la fleur de notre humanité, de notre race, rayonnement de Sa personne en nous, par nous … !
8 : Abonder, surabonder, fertilité.